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Cher Vincent: expérience ambivalente aux Bouffes du Nord

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on vendredi, janvier 20, 2012



J’ai pas mal hésité avant de vous écrire. Après tout, vous l’avez dit vous-même, vous ne répondez jamais aux trucs “comme ça”. Et puis, j’ai réalisé que je n’attendais pas vraiment de réponse. C’est plus des choses que j’aurais voulu vous dire. Mais encore une fois, devant vous, j’ai perdu mes mots.

J’appréhendais un peu, avant de prendre le train pour venir voir votre spectacle. J’avais certainement un peu peur de ne pas retrouver votre manière délicate de pointer du doigt les habitudes et les passions collectives pour faire sourire votre public. Vous avez certainement vous aussi déjà connu ce sentiment, quand vous suivez avec autant d’attention un artiste et qu’il change un petit peu de voie, vous vous demandez si vous retrouverez ce que vous avez toujours apprécié dans ses spectacles. Ce qui vous a souvent ému.

Déçue je ne l’ai pas été à proprement parler. J’ai même assez aimé ce collage fantaisiste des petites choses qui ont marqué les époques : de la balade anachronique de Simon dans les vestiges de la mémoire collective et sélective, au montage bigarré de ces images en noir et blanc que l’on devine troquées pour quelques euros dans les brocantes des week-ends pluvieux.

J’ai aimé les rires enregistrés qui faisaient écho aux noms des villes qui n’étaient pas Paris, les chorégraphies folles, la projection sur le rideau cabossé de la grâce de jeunes filles un peu timides et ces images bancales de soirées familiales où l’on dansait pour célébrer. Non, je me suis bien plu entre les murs du Bouffes du Nord dont vous avez astucieusement exploité l’espace scénique. A la manière d’un grand comédien, certainement.

Mais voilà, si je vous écris ce soir, c’est parce qu’entre les mailles de ce patchwork temporel, je suis tombée sur un défaut, un point de trop peut-être. Quand vous avez évoqué “l’attentat de la rue des Rosiers”, j’ai bien compris que vous pensiez qu’il s’agissait là d’un bouleversement dans une France jusque là “assez préservée” et que vous pensiez qu’en cela, il était assez « symptomatique » d’une époque où l’on qualifiait de “violent” les jeux d’arcade où on tirait sur des avions. J’ai également apprécié le décalage que vous avez voulu mettre en relief avec le monde d’aujourd’hui où les vieilles disquettes de jeux en deux dimensions paraissent presque touchantes.

Mais ce que je n’ai plus compris c’est le fond imagé qui accompagnait la chanson: ces mêmes avions de guerre, aussi obsolètes soient-il et cette évocation incongrue avec “la bande de Gaza” – je n’ai pas vraiment retenu les paroles, je le regrette - mais il s’agissait, il me semble,de l’association singulière des mots« plages » et« tirs » (?).

Alors oui bien sûr, vous grossissez les traits d’une époque pour faire appel, dans la mémoire de vos spectateurs, au décalage avec les jours d’aujourd’hui et en montrer parfois l’absurdité. Vous riez des modes qui déchainent les passions avant de s’évanouir dans le quotidien. Vous souriez de la perception que le passé a eu du futur.

Mais pourquoi lier cet attentat dont on ne peut franchement pas rire – chez votre amie qui y avait perdu son oncle, il y avait une boîte avec les articles sur l’attentat qui évoquait le traumatisme et c’est profondément triste – à ces avions de guerre qui défilent en noir et blanc aussi peu réalistes soient leurs contours et à la« bande de Gaza ».

J’aurais certainement apprécié un peu plus de retenue sur ce sujet sur lequel vous ne donnez finalement pas vraiment d’avis mais que vous avez pourtant franchement choisi d’évoquer et de chanter. C’est soit un peu trop, soit pas assez. Symptomatique d’une époque peut-être. Gaza, un point lointain sur une carte, certainement. Mais le lien entre les deux n’est pas clair et quand vous choisissez de les associer dans une chanson, cela ne tient certainement pas du hasard, vous pesez toujours exactement vos mots. Je connais assez bien vos chansons pour le savoir.

Si vous êtes un chanteur engagé soyez-le franchement, libre à votre public de vous suivre. Ou pas. Mais cette prise de position tiède sur des sujets qui remuent m’a contrariée. J’ai vécu plusieurs années en Israël, ma sensibilité est certainement différente de celle de votre public qui est pourtant déjà hétéroclite. Vous comprendrez donc mon exigence quand j’entends parler de ces endroits que j’ai moi, connus de très près.

Alors voilà, aujourd’hui, les critiques culturels français vous encensent avec des jolis mots et des phrases absconses aussi – Libé restera toujours Libé – mais nous, on vous a aimé depuis le début, depuis votre Paris fantasmé en passant par votre jolie analyse théâtrale des moments précieux qui suivent la rencontre ou les ambiances cinématographiques souvent entremêlées à vos chansons, alors je me suis permise, aujourd’hui, de vous écrire ma contrariété avec mes armes à moi – la nuit m’a porté conseil et puis je suis plus à l’aise pour agencer les mots avec un clavier que devant vous à la sortie d’un théâtre. J’espère qu’à défaut de répondre, vous saurez au moins l’entendre.

Bonne continuation et à bientôt, certainement.


by Ananim sur Tu entres dans la danse

Affiche du spectacle "Memory"

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on samedi, décembre 10, 2011



Merci à Adrianar du forum Benabar

La nouvelle vie de Vincent Delerm sur les planches

Posted by chris | Posted in , , | Posted on jeudi, décembre 08, 2011


Monter sur les planches ? Rien de plus naturel pour Vincent Delerm. “Il y a toujours eu des moments de théâtre dans mes concerts, observe le chanteur. Sauf que Memory offre la proportion inverse de ce que j’ai fait jusqu’alors, en réunissant un tiers de chansons et deux tiers de théâtre”. Autre différence de taille : d’auteur-compositeur et interprète, Vincent Delerm est ici aussi metteur en scène et comédien. Dans une mise en scène mêlant textes, chansons, vidéos et images, il incarne Simon, un “personnage qui se pose plein de questions sur le temps, les modes, l’évolution de ce qui nous entoure.” Autant de thèmes chers à l’artiste, qui reconnaît l’existence de traits communs entre Simon et lui-même. “Je ne crois qu’aux projets qui parlent des gens qui les portent. Quand je vois un spectacle, lis un bouquin, écoute un chanteur, j’ai envie qu’il me parle de sa vision”.

Immédiat et mélancolique

Plus qu’un spectacle musical, c’est bien de théâtre qu’il est question. Et le processus d’écriture, tout comme le statut des chansons, diffère profondément. “Composer de la musique pour un spectacle est particulier, les gens la découvrent que sur une seule écoute. Si l’intérêt qu’ont les chansons à synthétiser un propos demeure, le spectacle impose une immédiateté nécessaire, parfois un peu difficile à trouver pour le registre mélancolique”. Quant à savoir si Memory marque un tournant dans son parcours, Vincent Delerm répond “ne pas trop savoir”, avant d’ajouter que ce spectacle correspond “typiquement à ce que je veux faire. J’ai adoré faire de la chanson. Mais faire feu de tout bois de la sorte, en insérant vidéos et objets trouvés au fil du temps, c’est vraiment ce que j’aime.”

Interview

Posted by chris | Posted in , , | Posted on mercredi, décembre 07, 2011

Qui pourrait jouer le rôle de votre vie?

Eric Elmosnino, il a un peu la même tronche que moi. Mais comme il a déjà interprété Gainsbourg...

Plutôt Beatles ou plutôt Rolling Stones?

Beatles à fond et depuis toujours. Je trouve inouï la façon dont ils ont su se regénérer sachant qu'entre deux albums, ils avaient un rythme de tournée complètement dingue. Je lis tous les livres qui paraissent sur eux, celui de leur ingé son, celui de Brian Epstein, celui du dernier intendant de John Lennon. On prête le côté expérimental à Lennon et les bonnes manières à McCartney. En fait, c'est un peu l'inverse.

Recommandez-nous un disque pour emballer?

Promenade, de Divine Comedy. Je ne suis pas sûr que ce soit super efficace pour emballer, mais si elle aime bien l'album, on part sur de bonnes bases.

Plutôt une interview avec Drucker ou plutôt avec Fogiel?

Drucker. A la fois, je n'ai rien contre Fogiel, d'ailleurs il s'est assagi.

Une chanson que vous chantait votre grand-mère?

Mon grand-père. A chaque fois, qu'on mangeait des patates, il entonnait: "C'est que sur toute la terre, oui bien, on mange des pommes de terres, et vous m'entendez bien." Mon autre grand-père, c'était Madagascar, de Bourvil, un extrait d'une opérette.

Avec qui aimeriez-vous faire un duo?

Dans un rêve, Robert Smith. Concrètement, on me dirait, c'est pour demain... Faut savoir quelle est sa place.

Et la question complémentaire: Vous avez été à un moment, un "chanteur énervant." Et vous, qui vous énerve aujourd'hui ?

Ceux qui ont des postures, des attitudes, qui se justifient de faire des musiques de pub pour pouvoir ensuite enregistrer un album librement.

Et qu'est-ce que l'on a dit de pire sur Vincent Delerm ?

Le truc désagréable, c'est lorsque qu'une personne m'aborde et me lance: "Je vous adore mais mes amis ne comprennent pas." Etre l'objet d'une discussion... Le côté il faut avoir un avis sur moi à tout prix, m'agace. On peut aussi ne pas avoir d'avis.


source ici

Top of the potes

Posted by chris | Posted in , | Posted on mercredi, décembre 07, 2011

Dix ans après leur éclosion, les grands leaders de la "nouvelle scène française", Camille, Benjamin Biolay, Vincent Delerm et les autres prennent la pose en exclusivité pour L'Express. Le temps des copains, le temps du premier bilan.

C'est la photo de classe, dix ans après, de la promo 2001-2002. Une génération d'auteurs, compositeurs et interprètes qui a surgi comme un antidote aux candidats préfabriqués de la Star Academy. Réunis sous le label "nouvelle nouvelle chanson française" ou "nouvelle scène", Vincent, Camille, Keren et les autres n'avaient pourtant pas grand-chose en commun, sinon le fait d'émerger simultanément, d'avoir entre 20 et 30 ans, et de chanter leur vie d'une façon décomplexée. Comme, avant eux, l'avaient fait Souchon, Chatel, Simon, Jonasz et tous ces cadors de la "nouvelle chanson française".

la suite ici

Les dates de la tournée

Posted by chris | Posted in , , | Posted on lundi, novembre 28, 2011

Tournée

13 janvier 2012 Conflans (78) - Théâtre Simone Signoret
14 janvier 2012 Vernon (27) - Espace Philippe Auguste
16 janvier 2012 Bienne (Suisse)


17-18 janvier 2012 Genève (Suisse) - Salle communale d'Onex
19 janvier 2012 Le Locle (Suisse) - Casino Théâtre
03 février 2012 Bourgouin Jallieu (38)
04 février 2012 Massy (91) - Centre Paul Bailliart
14-15-16-17 février 2012 La Rochelle (17) - Théâtre Verdière
16 mars 2012 Roubaix (59) - Colisée


17 mars 2012 Béthune (62) - Théâtre de Béthune
06 avril 2012 Amiens (80) - Maison de la Culture

26 avril 2012 Bruxelles (Belgique)

L'humeur vagabonde de Delerm

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on lundi, novembre 28, 2011




en écoute en cliquant sur l'image

Vincent Delerm sur Culturebox

Posted by chris | Posted in , , , , , , | Posted on lundi, novembre 28, 2011


Vincent Delerm, chanteur pour parents bobo quarantenaires, s'empare de la politique par le biais d'un livre-album dédié aux enfants. "Léonard a une sensibilité de gauche" raconte de manière un peu décalée comment, dans la petite enfance, se déterminent les valeurs politiques. Des valeurs énoncées par la voix de Jean Rochefort pour le récit et celle de Vincent Delerm pour les chansons.




à voir aussi ici sur culturebox

Vincent sur Europe 1 chez Michiel Field

Posted by chris | Posted in , , | Posted on jeudi, novembre 24, 2011



En direct de l'hôtel Costes, au coeur du Tout Paris des spectacles, Michel Field reçoit ceux qui font l'actualité du théâtre, du cinéma, de l’art, de la littérature ou de la musique , et on l'écoute ici

Ses invités :
Vincent DELERM chanteur
Spectacle musical Memory de et avec Vincent Delerm, du 6 au 30 décembre à 21h au Théâtre des Bouffes du Nord.
Album photo Probablement, textes et photographies de Vincent Delerm illustrant la Foire Saint-Romain à Rouen, paru le 3 novembre aux éditions du Seuil.
Livre CD Léonard a une sensibilité de gauche, écrit, composé et chanté par Vincent Delerm, raconté par Baptiste Rebotier et Jean Rochefort, paru le 2 novembre chez Actes Sud.

Rencontre entre Pierre LAPOINTE et Vincent DELERM.

Posted by chris | Posted in , , | Posted on mardi, novembre 22, 2011




c'est en écoute ici


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Vincent Delerm, rédac chef du Figaroscope

Posted by chris | Posted in , , , , , | Posted on vendredi, novembre 18, 2011

Vincent évoque son Paris intime

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on mardi, novembre 15, 2011


Palais Royal d'Alain Chamfort

J'étais au lycée en Normandie et j'entendais cette chanson qui évoque le début d'une histoire d'amour dans cette ville qui me semblait fantastique. C'était un ailleurs que j'avais envie de connaître.


Brouillard dans la rue Corvisart de Françoise Hardy et Jacques Dutronc

J'adore les atmosphères entre chien et loup. Cette chanson donne un climat très particulier. C'est très immédiat, ça prend en 20 secondes. De Bernay, dans l'Eure, où j'habitais, je m'imaginais les lumières des salles de billard, je rêvais de ce Paris-là.


C'est déjà ça, la balade bellevilloise d'Alain Souchon

Souchon, c'est mon idole ! Lorsque je me promène à Belleville, où j'habite depuis un an et demi, je chante immanquablement cette chanson. Je ne peux pas m'empêcher de fredonner les refrains des chansons qui évoquent la rue dans laquelle je marche.


Cette fille s'appelle demain fredonne Julien Baer à Saint-Germain-des-Près

Paris inspire l'amour. J'aime ce moment où l'on tombe amoureux, on est excité dans un premier temps, puis désabusé après, car à Paris, il est difficile de faire tenir un couple. Cette chanson le dit très bien. Pourtant, Saint-Germain ne m'attire pas du tout, je trouve que ce n'est pas un quartier vivant. Avec tous ces écrivains, c'est très consanguin.

Château Rouge de L.

Mon amoureuse habitait plus haut que Barbès quand je l'ai rencontrée. Je passais souvent par la station de métro Château-Rouge pour aller la voir. Il y a des mots qui ont un pouvoir d'évocation grâce à leur sonorité.

Rue Simon Bolivar de David McNeil

Mes parents étaient des profs parisiens mutés en Normandie. Leur enfance était pour moi associée à ces noms de rue. Avec eux, je venais le week-end rendre visite à ma grand-mère qui habitait au-dessus du square Carpeaux

Paris Capitale- Ménilmontant de Jean Sommer

Il y a des endroits de Paris qui inspirent. Selon les interprétations, l'ambiance est lyrique ou plus gaie. Jean Sommer a une vision plus mélancolique que Charles Trenet qui en fait un moment joyeux rythmé par l'accordéon avec Ménilmontant mais oui madame.

Quand j'étais petit, ­Philippe Chatel fréquentait la porte de Saint-Cloud

En rentrant de week-end chez ma grand-mère, on passait par la porte de Saint-Cloud. Cette chanson évoque le dimanche soir, le périphérique et ses lumières orange. Dans la voiture, on écoutait «Le Masque et la Plume» : on adorait !


source

Léonard a une sensibilité de gauche

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on mardi, novembre 15, 2011


C'est sans doute parce qu'il est papa que Vincent Delerm peut avoir l'esprit à se lancer dans cette nouvelle aventure : composer une histoire pour les enfants. Le héros de son premier livre-CD est plus grand que son aîné. Léonard a dix ans. Il se pose beaucoup de questions et, à force d'entendre les adultes, il se demande notamment ce que veut dire « être de gauche », « être de droite ». Heureusement, Léonard a un « Grand-Pierre » qui va lui apprendre à démêler les fils bien fins qui font les différences… On en conclura, le titre le dit, que Léonard a une sensibilité de gauche ! C'est toute une équipe artistique d'excellence qui a été réunie pour ce joli livre-CD. Aux images, Blanca Gomez, une Madrilène imaginative qui aime les couleurs franches et les formes spirituelles. L'interprète est Vincent Delerm lui-même, bien sûr, mais il a le renfort de deux récitants d'élite : Jean Rochefort, avec sa voix gourmande, et Baptiste Rebotier dans la partition du jeune Léonard. D'autres jolies voix sont en appui : Albin de la Simone, Mathieu Boogaerts, J.-P. Nataf. Actes Sud Junior, Collection « Toto ou tartare » (23 €).
source

Vincent et les salles de spectacles

Posted by chris | Posted in , , , , | Posted on mardi, novembre 15, 2011


Le parcours commence à l'Européen, où Vincent Delerm se fit connaître, pour s'achever aux Bouffes du Nord, où il présente prochainement son nouveau spectacle, Memory. Entre ces deux salles, une poignée d'adresses comme autant de lieux fétiches des amateurs de concerts parisiens. Leur tracé épouse les contours de la ligne 2 du métro, d'est en ouest. Elevé à Rouen, Vincent Delerm a entendu parler de ces salles avant de pouvoir y assister à des spectacles, et, a fortiori, bien avant de s'y produire.

« J'avais vu des images télévisées d'Alain Chamfort et Steve Nieve à l'époque où ils jouaient à deux aux Bouffes du Nord. Le dernier train partait de la gare Saint-Lazare à 22h40, ce qui rendait impossible la fréquentation de concerts avant mon installation à Paris » explique-t-il.
« Je fantasmais littéralement sur la capitale. »
Avant de devenir auteur-compositeur-interprète, Vincent Delerm a étudié scrupuleusement la chanson française.
« J'aurais pu devenir journaliste, s'amuse-t-il. J'ai passé un temps fou à écouter les albums en public, afin de comprendre le rapport au public des chanteurs qui m'intéressaient. »

Une fois sur scène lui-même, Vincent Delerm a marqué le public par son aisance et sa faculté à installer un climat, notamment dans le dénuement du piano-voix. En évoquant ces lieux, Delerm revisite ainsi les dix premières années de sa carrière.
« Très tôt, je me suis dit « on verra dans dix ans », à force d'entendre des gens prédire que je disparaîtrais de la circulation au bout de deux ans. »

La Cigale, salle fétiche et lieu de mémoire

Dans le Panthéon personnel de Vincent Delerm, cette salle occupe une place tout à fait particulière. « Mon arrière-grand-mère y était ouvreuse à l'époque où c'était encore une salle de cinéma. Mon grand-père y a passé son enfance. Venir m'y voir chanter avait donc une résonance particulière pour lui. À une époque, le cirque Medrano était installé sur le trottoir d'en face. Les lions dormaient à l'extérieur, ce qui effrayait les passants ! » Parmi toutes les salles du quartier, celle-ci a sa préférence. « C'est la meilleure scène de Paris. Quand on y joue, on a le sentiment d'être proche du public : ça paraît tout petit alors qu'il y a tout de même 800 places. » Vincent y joue pour la première fois en septembre 2002, puis y revient régulièrement. « En 2004, j'y ai passé trois semaines, toujours en piano-voix. Je me remémore un concert que j'avais donné en étant quasi aphone. J'avais pris tant de cortisone que j'avais été complètement fermé toute la soirée. Certains spectateurs avaient envoyé leur billet pour se faire rembourser. » Vincent Delerm retrouvera la Cigale à la faveur des lancements de ses troisième et quatrième albums, pour deux semaines à chaque fois. Il s'y produira sans aucun doute à nouveau dans les années qui viennent. « C'est un endroit habité, qui correspond à mon goût pour le télescopage des époques. »


L'Élysée-Montmartre et le Trianon, en toute amitié

Ces deux salles quasi mitoyennes ont elles aussi été visitées par le chanteur. L'Élysée-Montmartre est désormais fermé, suite à l'incendie dont il fut victime l'an passé. Vincent Delerm eut l'occasion d'en fouler les planches, notamment lors d'un concert caritatif donné avec la complicité de la chanteuse Keren Ann. « Nous avions repris la chanson Tout doucement de Bibie, une mélodie qui va très bien à la voix de Keren Ann. Avec elle, j'avais aussi chanté Le Lundi au soleil de Claude François sur un plateau de télévision. » Quant au Trianon, qui constituait au siècle dernier un ensemble avec l'Élysée-Montmartre, c'est en compagnie de Mathieu Boogaerts que Vincent y a joué. « C'était à l'occasion de la dernière d'une de ses tournées. Avec quelques amis, dont M ou Albin de la Simone, on lui avait réservé une surprise : le rejoindre sur scène pour interpréter Ondulé à ses côtés. Je m'y suis également produit dans le cadre de la Nuit des musiciens, une soirée à laquelle participaient Dominique A et Irène Jacob. »

L'Européen, des débuts enchantés

Cette salle de la place de Clichy a abrité les premiers concerts de Vincent Delerm, en avril 2002, date de sortie de son premier album. Tous les soirs pendant quatre semaines, il y partagea la scène avec Jeanne Cherhal. « Ce truc m'a transformé ! J'avais l'impression d'être passé dans une machine. Au début, personne ne me connaissait. En sortant, tout le monde avait un avis sur ce que je faisais », se souvient-il. « Jouer ici, c'était un peu un rêve. J'y avais vu un spectacle de Jean-Jacques Vannier intitulé L'Envol du pingouin, ainsi qu'un concert de Julien Clerc. » Seul au piano, Delerm impose alors sa personnalité et son humour. « Avant les dates, je me disais “Pourvu qu'il n'y ait pas un autre mec seul au piano avec une chemise noire qui se produise à Paris !”» La trouvaille de Delerm fut l'utilisation d'une voix off préenregistrée diffusant des messages comme « Merci beaucoup d'être ici » ou « C'est un endroit qui représente beaucoup pour moi », manière de désamorcer le rituel du music-hall. Ces concerts parisiens furent suivis d'une série de prestations dans le reste de la France, qui confirmèrent l'émergence d'une personnalité avec laquelle il faudrait désormais compter.

Les Bouffes du Nord, l'écrin idéal

Son spectacle, entre concert et théâtre, a été créé dans cette salle atypique, qui marque une nouvelle étape dans le parcours de Vincent Delerm. Pour autant, Memory ne marque pas sa première incursion aux Bouffes du Nord. Après y avoir donné plusieurs concerts, il fut invité l'an passé à y animer la présentation de la saison. « Macha Makeïeff, qui y assistait, m'a contacté par la suite pour envisager un projet. » Avec elle, il envisage d'effectuer son retour sur scène sans passer par le traditionnel circuit « album-promotion-tournée » et ce, pour la première fois de sa carrière. « Je n'avais, cette fois, pas envie de refaire un disque. Mes nouvelles chansons ont été conçues dans le cadre de cette création. » Entre théâtre, cinéma et concert, Memory évoque notre difficulté à vivre le présent. « Il était cohérent de présenter cela dans cette salle », explique-t-il. « J'ai assisté à des concerts très forts de Têtes Raides ici, ainsi qu'à une belle mise en scène de La Mouette, de Tchekhov, avec Irène Jacob. C'est un endroit étonnant, où la scène est de plain-pied. On y éprouve une sensation très différente des théâtres à l'italienne traditionnels. » La première fois que Vincent Delerm y a donné des concerts, c'était avec des musiciens. « On avait fait une semaine avec Cyril Vanberghe, un quatuor à cordes et un contrebassiste. C'était comme un test, après des années passées seul sur scène. » Et si le théâtre des Bouffes du Nord était, pour Vincent Delerm, l'écrin idéal où expérimenter de nouvelles formes artistiques ?

source ici

Vincent Delerm, rédacteur en chef du Figaroscope

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on mardi, novembre 15, 2011


«Au tour de mon horizon» par Vincent Delerm

Il n'est de pires Parisiens que les provinciaux ! J'ai souvent pensé cela à la sortie de mon premier album, il y a dix ans. Je n'avais alors en effet pratiquement jamais vécu à Paris, et ce disque ne parlait que de cette ville. Un Paris fantasmé, espéré. S'en sont suivis certains malentendus et, notamment, celui de me faire parler régulièrement de mes bonnes adresses dans la capitale, alors que je n'en connaissais que très peu… Puis ces demandes se sont espacées, tandis que, paradoxalement, je me familiarisais avec cette ville dans laquelle, entre-temps, j'avais fini par m'installer. J'avoue n'avoir longtemps maîtrisé de Paris que les horaires de rétrospectives Jacques Tati rue Champollion, les dates de concert de The Divine Comedy à la Cigale, les adresses de librairies passage Jouffroy. J'habitais Rouen et, à une heure de train, il y avait en sortant de Saint-Lazare cette ville de spectacle, de livre, de cinéma permanent. C'est la raison pour laquelle j'étais très heureux qu'on me propose aujourd'hui de faire un petit tour d'horizon de tous ces domaines, qui m'ont finalement mené jusqu'à cette ville. Adolescent, un cousin chanteur m'avait parlé de l'ultramoderne solitude que l'on peut y trouver. La chanson commençait par «Ça se passe boulevard Haussmann à cinq heures…». Merci, journal du 14, boulevard Haussmann !

source ici


Vincent Delerm, un artiste aux multiples talents

Posted by chris | Posted in , , , , | Posted on mercredi, novembre 09, 2011





Sur France 24 ici


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Fête foraine

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on mercredi, novembre 02, 2011




« Foire Saint-Romain. Quais de la Seine à Rouen. Une après-midi de novembre.Certains stands déjà ouverts, d’autres pas encore. Allées désertes.C’est le moment pour repenser à toutes les foires Saint-Romain traversées, au fil des ans.Le moment pour imaginer ce qu’est la vie de ces hommes et femmes, perpétuellement, obligatoirement, entourés de ce décor de fête triste.Un bon endroit pour se dire « probablement ».Comme un prétexte pour quelqu’un qui aime autant imaginer la vie des autres, la deviner, que la « savoir ».Pour quelqu’un qui préfère le probable au certain. »
V.D.




sortie demain 03 novembre 2010

Dédicaces

Posted by chris | Posted in | Posted on mercredi, novembre 02, 2011



Vincent Delerm fera deux rencontres dédicaces au mois de novembre pour ses livres "Léonard a une sensibilité de gauche" et "Probablement" :

l'une à la librairie "L'arbre à lettres" à Paris Bastille le vendredi 4 novembre à 18h30

et l'autre à la librairie L'armitière à Rouen le jeudi 10 novembre à 18h.

Passage radio et TV

Posted by chris | Posted in , , , | Posted on mercredi, novembre 02, 2011



Vous pourrez retrouver Vincent Delerm dans les émissions suivantes :

"Le choix de Yves Calvi" sur RTL le 3 novembre en direct à 8h15,

"La Bande Passante" sur RFI le 5 novembre entre 15h et 17h,

"Le pont des artistes" invité par Ibrahim Maalouf sur France Inter le 5 novembre à 20h,

"Le Journal de la Culture" sur France 24 le 7/11,

"Pas la peine de crier" sur France Culture le 8/11,

"Quand la musique donne" présentée par Didier Varrod sur france Inter le 11/11,

"Thé ou Café sur France 2 le 12/11,

"Rendez-vous à l'hôtel" présenté par Michel Field sur Europe 1 le 23/11,

"Un après midi à Paris" sur France Bleu le 24/11,

"l'humeur vagabonde" sur France Inter le 24/11 de 20h à 21h,

"Les Affranchis" sur France Inter le 12/12 en direct entre 11h30 et 12h,

"Faites entrer l'invité" de Michel Drucker la semaine du 12 décembre sur Europe 1.

Probablement

Posted by chris | Posted in , , | Posted on mercredi, novembre 02, 2011



Vincent Delerm sortira enfin un livre de photos et de textes intitulé "Probablement" le 3 novembre aux Editions du Seuil.